(G)ran(D)-coeur

A l’issue de ma lecture de la Cinquième Montagne j’ai compris qu’une des grandes difficultés (et souffrances) de l’être humain, c’est de rester englué dans les rancoeurs passées. J’ai également pris conscience qu’avoir un grand coeur rend la blessure du passé d’autant plus lourde à porter. Telle une ancre, on s’y accroche pour justifier notre souffrance présente. De nombreuses remises en question de mon passé se présentent à moi en ce moment comme pour m’inviter à le remercier et à aller de l’avant en m’appuyant sur les épreuves traversées. Paulo Coelho écrit: « Si tu as un passé dont tu n’es pas satisfait, oublie-le maintenant. Imagine une nouvelle histoire pour ta vie et crois en elle. Concentre-toi seulement sur les moments où tu as réussi ce que tu désirais – et cette force t’aidera à obtenir ce que tu veux. » Il est temps pour moi de passer à autre chose en faisant de mes blessures passées une force afin de trouver le courage d’arrêter de nager à contre-courant et de me laisser porter par le courant qui m’entraine. Toujours selon Paulo Coelho: « Les enfants n’ont pas de passé – pour eux, tout ce qui compte est le moment présent. » En sophrologie, on parle de phénoménologie: porter un regard neuf, sans jugement, sans a priori, un regard d’enfant sur les choses et les événements. La vie m’entraine vers plus de respect pour qui je suis, elle m’invite à aligner mon existence et mes valeurs. « Quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. »

Concepts de vie

Impermanence, pardon, énergie, conscience, émotions, ancrage, respiration, intention, acceptation, responsabilité, lâcher-prise, bienveillance, compassion… autant de concepts qu’il serait sain, utile, précieux d’apprendre dès le plus jeune âge. Intuitivement ou à travers l’éducation, nous en avons une connaissance abstraite. Et, au fil de nos expériences, heureuses ou malheureuses, positives ou négatives, nous les intégrons et nous évoluons. Apprendre ces concepts, c’est le travail d’une vie. Ou de plusieurs vies… Car nos peurs ont la dent dure et poussent notre ego à se protéger. Comme le dit Lise Bourbeau, il n’y a pas de méchants sur Terre, il n’y a que des souffrants. La vie est souffrance. Et notre mission, de la naissance à la mort, c’est d’apprendre à surfer: « Vous ne pouvez pas arrêter les vagues, mais vous pouvez apprendre à surfer. » (J. Goldstein)

Synchronicités

J’avais déjà vécu des moments où les choses tombaient pile poil bien et me permettaient d’avancer. Mais je n’avais jamais pris conscience de ce qui se mettait en place alors. Aujourd’hui, je regarde Conversations avec Dieu dont j’avais entendu parler et me disais « faut-il vivre des situations extrêmes pour vivre de telles synchronicités? » Un peu morose, un peu amère, je me rends dans la cuisine pour me préparer à souper tout en me disant qu’il fallait que j’avance mais dans quelle direction? Mon regard tombe alors sur le titre d’un magazine posé là « Plus forts ensemble! A la rencontre de personnes qui vivent ensemble à leur manière ». Je lis l’article qui parle d’habitat groupé et me souviens que c’était une piste que je souhaitais investiguer. Je m’étais d’ailleurs inscrite sur le site habitat-groupe.be et, m’y connectant, je tombe alors sur une publication d’aujourd’hui qui présente un projet répondant exactement à ce que je recherche. Impossible de l’ignorer… Je réponds à l’annonce. J’ignore ce qui va se passer ensuite mais je ne pouvais rêver plus belle démonstration de ce qu’est la synchronicité. Merci la vie!